Épisode #7

Reprendre une entreprise après ses fondateurs, sans en trahir l’ADN.

avec Thomas Liénard (Be-Life)

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Reprendre une entreprise après ses fondateurs, sans en trahir l’ADN.

Quand Thomas Liénard prend la tête de Be-Life, l'entreprise a déjà 30 ans, une belle croissance… et une culture forte, très incarnée par ses fondateurs. Le défi : faire entrer la boîte dans une nouvelle ère, plus structurée, sans en casser l’âme.

Be-Life fabrique et distribue des compléments alimentaires naturels. Leur approche est résolument tournée vers la prévention santé, avec un focus sur la qualité, la durabilité et la transparence. Depuis l’arrivée de Thomas, la boîte a intégré une dimension stratégique plus forte : RH, process, vision long terme.

Dans cet épisode de WIP Club, Thomas partage ce que ça implique de reprendre un business familial, comment il a travaillé la culture et la stratégie, son rapport au leadership… et sa conviction que la santé de demain passera par une approche plus douce, plus ancrée dans la nature.

Un épisode précieux pour toute personne qui veut reprendre un flambeau et le faire grandir sans l’éteindre.

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La retranscription du podcast, c'est par ici ...

(00:36) Amélie : Aujourd'hui, je suis en compagnie de Thomas Liénard. Thomas, bonjour.

(00:39) Thomas : Bonjour Amélie.

(00:40) Amélie : Merci d'être là. Je suis vraiment ravie de te découvrir aujourd'hui parce qu'on ne se connaissait pas encore. Enfin, moi je te connais un peu sans te connaître, puisque je te suis aussi sur les réseaux. Peut-être qu'avant d'entrer dans le vif du sujet, je vais te laisser te présenter si ça te va ?

(00:56) Thomas : Oui. Alors, je suis Thomas Liénard, je suis le Directeur Général de Be-Life. C'est une entreprise située à Gembloux qui fabrique et commercialise des compléments alimentaires qui se veulent efficaces, accessibles et en harmonie avec la nature. C'est une entreprise qui a plus de 30 ans et qui se développe très bien sur les dernières années. On est disponibles en pharmacie, parapharmacie et magasins bio. On est vraiment dans la santé préventive et la nutrition.
Moi, j'ai un background plutôt dans la gestion d'entreprise. J'étais CEO d'une biotech qui s'appelait Bone Therapeutics avant. Et encore avant, j'ai occupé différents rôles de management général, de marketing et de vente dans l'industrie pharmaceutique. J'ai aussi été consultant au tout début de ma carrière.

(01:42) Amélie : Qu'est-ce qui t'a amené à Be-Life en fait, Thomas ?

(01:45) Thomas : J'étais très attiré par le côté santé préventive, c'est là-dedans que j'ai fait toute ma carrière. Mais ici, avec une vraie possibilité de créer. Même si l'entreprise a plus de 30 ans, il y a encore un grand esprit entrepreneurial. En 2020, l'entreprise a été acquise par Korys, qui est le fonds d'investissement de la famille Colruyt. Avec cette arrivée, de nouvelles ambitions sont nées : l'envie de grandir, de créer, de se développer. C'est à ce moment-là que je suis arrivé. Ça m'a donné la vision qu'il y avait beaucoup de choses à faire dans un domaine très intéressant qui intéresse de plus en plus de monde : vivre en bonne santé et plus longtemps en bonne santé. C'est un thème vraiment actuel. Je m'y amuse beaucoup, ça fait presque cinq ans maintenant.

(02:54) Amélie : Vous êtes combien ?

(02:55) Thomas : On est une petite quarantaine, qui couvre aussi bien la production, la logistique, les différents services, les commerciaux, le marketing, etc.

(03:04) Amélie : Et avant d'être CEO d'une biotech et de passer dans une PME, qu'est-ce qui t'a décidé à changer ?

(03:12) Thomas : La biotech, c'était une expérience très enrichissante, j'ai appris beaucoup, mais c'était aussi une expérience très dure. Parce qu'en biotech, on n'a pas de revenus. On passe son temps à développer des produits dans l'espoir de les mettre sur le marché. En tant que CEO, on passe beaucoup de temps à lever de l'argent, à chercher de l'argent. Les horizons de rentabilité et de mise sur le marché sont très lointains.
Dans une PME comme Be-Life, j'avais envie de retrouver quelque chose de plus proche du terrain, de plus dans l'instant et moins dans le futur lointain.

(04:00) Amélie : C'est quoi ta mission en tant que CEO de Be-Life ? Aujourd'hui, tu as une mission que tu t'es fixée ou que le Board t'a mise ?

(04:07) Thomas : Quand je suis arrivé, l'entreprise venait d'être rachetée par Korys. Elle avait très bien grandi pendant les 30 années précédentes, drivée par un couple de fondateurs passionnés par le domaine et vraiment précurseurs. Ils ont lancé la boîte dans les années 90 sur une vision de la santé préventive, de la nutrition et de l'écologie, qui était toute nouvelle à l'époque. Il y a donc des valeurs très fortes et un ancrage très fort en Wallonie.
Ma mission, ça a été de structurer, de professionnaliser et d'amener l'entreprise à l'étape suivante. J'ai d'abord recruté une équipe de direction.

(05:13) Amélie : Ça a dû quand même être un fameux challenge de reprendre après les fondateurs.

(05:17) Thomas : C'est une transition, effectivement. Les fondateurs ne sont plus actifs dans l'entreprise maintenant. C'est un challenge pour tout le monde : pour la nouvelle équipe, pour les fondateurs, et pour l'ancienne équipe qui a vécu sous ce management différent. C'est une étape et une transition vraiment importantes où on doit combiner les choses. Ma mission, c'était vraiment de permettre à cette entreprise de se structurer, de se solidifier et d'être prête pour le futur, sans casser ce qui avait été créé avant. Sans casser le moule, sans casser les valeurs et ce qui rendait la chose unique.
Il faut savoir que dans le complément alimentaire, on n'a pas de propriété intellectuelle, n'importe qui peut copier mes produits. Beaucoup réside dans la confiance que les consommateurs et les professionnels de la santé font à la marque. Cette confiance, elle se mérite au fur et à mesure des années. Ce n'est pas toujours évident de savoir pourquoi les gens ont confiance, pourquoi la réputation est bonne, qu'est-ce qui fait la perception de qualité. Il fallait pouvoir maintenir cela tout en préparant l'entreprise à une croissance future. C'est un travail d'équilibriste, de psychologue. Il faut pouvoir partager cette vision, embarquer les gens dans une vision qui est nouvelle. Ça génère des peurs évidemment, des inquiétudes qu'il faut gérer. Il faut faire travailler ensemble des gens qui arrivent dans l'entreprise attirés par cette nouvelle mission et continuer à motiver les gens qui étaient déjà là, attirés par l'ancienne façon de faire. C'était un bel exercice à faire.

(07:56) Amélie : Tu as des grandes leçons ou des grandes choses que tu t'es dites : "Ça, je l'ai vraiment appris" ?

(08:05) Thomas : J'ai appris beaucoup de choses. J'ai appris qu'à la fin, il faut avoir la confiance que everything falls into place. Tout finit par bien se passer. Quand on est dans le feu de l'action, on ne le voit pas toujours.
J'ai appris qu'écouter, c'était vraiment très important. Qu'essayer de comprendre ce qui a fait le succès, c'est une des clés du succès.
J'ai appris aussi une leçon : il faut faire confiance à son intuition. On se remet beaucoup en question dans ce genre de choses, car comme il y a beaucoup d'immatériel, d'inexpliqué, on ne peut pas se reposer sur une propriété intellectuelle. Il faut faire confiance à son intuition. Si on sent que c'est la bonne direction, il faut y aller.
En corollaire à ça, un des mottos qui m'a pas mal aidé durant ces années, c'est : "Quand il y a un doute, il n'y a pas de doute". C'est simple, mais c'est très compliqué. On a toujours tendance à rationaliser, à aller contre son intuition. Mais en fait, quand il y a un doute, il n'y a pas de doute.

(09:44) Amélie : Et aujourd'hui, c'est quoi ton ambition ?

(09:46) Thomas : On est dans une phase de croissance très importante. Depuis trois ans, on est la marque de compléments alimentaires en Belgique qui a la plus forte croissance.

(09:58) Amélie : Explique un peu pourquoi ?

(10:01) Thomas : C'est une question qu'on me pose souvent ! Je pense que ce qui a fait la force, c'est qu'on a vraiment pris du temps et mis beaucoup d'énergie dans la définition d'une stratégie. Et dans la documentation de ce qui n'était pas documenté. Quand je suis arrivé, j'ai senti qu'il y avait des valeurs très fortes, mais personne n'était capable de me dire quelles étaient les valeurs de l'entreprise. Elles n'étaient pas définies. On a passé beaucoup de temps à définir ces valeurs, à les expliquer, à les faire vivre. On a défini notre mission, à quoi on sert, la promesse de notre marque.
Une fois qu'on a fait une stratégie bien claire, ça nous a permis d'avoir un chemin bien clair et de faire des choix en connaissance de cause. Tant qu'on n'avait pas la stratégie, c'était très compliqué. J'avais l'impression d'être dans un supermarché où tout est chouette, mais ça dépend de ma recette : de quoi ai-je besoin ? Une fois les fondations posées et tout le monde aligné sur une vision commune, on a pu exécuter et dérouler. Tout ça sur base d'une marque qui était déjà très forte. On lui a donné une caisse de résonance.

(11:46) Amélie : Donc l'ambition maintenant ?

(11:48) Thomas : On continue à grandir. C'est de continuer à s'équiper pour grandir, parce que je sens qu'on arrive dans une autre dimension. On est plus grands, plus visibles, donc ça vient avec de nouvelles choses. Mon objectif est de continuer à renforcer et l'organisation et les opérations pour pouvoir maintenir cette croissance, et que tout le monde puisse grandir avec l'entreprise. Ça veut dire de la formation, du recrutement, etc.
Et puis éventuellement de grandir de façon autre qu'organique, donc éventuellement avec des acquisitions. C'est quelque chose qu'on envisage pour le moment.

(12:42) Amélie : Vous avez déjà fait des acquisitions ?

(12:44) Thomas : Non, pas encore. C'est nouveau.

(12:49) Amélie : Quel rapport as-tu avec ton Board aujourd'hui ?

(12:51) Thomas : Très collaboratif. Je pense qu'on est vraiment dans une relation de confiance. C'est un Board qui est très soutenant, qui est là dans les moments difficiles et qui, quand ça va bien, me fait confiance. C'est une bonne relation de collaboration. Pour moi, c'est extrêmement important. Si on ne travaille pas ensemble, on a déjà suffisamment de choses sur lesquelles se focaliser pour ne pas perdre de l'énergie en interne.

(13:27) Amélie : Tu as déjà eu des grandes claques dans cette expérience ?

(13:31) Thomas : Dans cette expérience, je ne sais pas si on peut appeler ça des grosses claques, mais dans ce processus de transition, tout n'est pas facile. Quand il s'agit de réaligner les attentes, ou de se rendre compte que tout le monde ne va pas pouvoir continuer l'aventure comme on l'imagine... Ce sont des moments qui font parfois mal, oui.

(14:10) Amélie : Maintenant, vous êtes en phase de croissance. Je veux dire qu'elle est terminée cette phase de transition ?

(14:14) Thomas : Oui, la phase de structuration et de renforcement est bien avancée. Ce n'est jamais parfait, on est toujours en train d'améliorer, mais on a quelque chose de solide. Maintenant, il faut soutenir cette croissance. On a des croissances très importantes, ce qui veut dire qu'il faut produire, conditionner, expédier. Il va falloir continuer à renforcer toute cette partie opérationnelle pour pouvoir continuer à avoir l'excellent taux de service qu'on fournit à nos clients.

(14:46) Amélie : Tu avais déjà vécu une croissance comme ça dans le passé ?

(14:49) Thomas : Non, j'ai vécu d'autres types de challenges. Une croissance comme ça où, en permanence, on doit se remettre en question et se dire "Ok, comment est-ce qu'on peut faire les choses différemment, mieux ?", c'est nouveau. Au sein de mon comité de direction, c'est vraiment une discussion qu'on a pour le moment : "Comment est-ce que chacun peut step up, monter d'un cran, et faire monter l'équipe d'un cran ?" De quoi on a besoin ? C'est très stimulant et très inconfortable en même temps parce qu'on doit en permanence sortir de sa zone de confort. Mais c'est très riche.

(15:34) Amélie : Et comment est-ce que tu gères ça, toi personnellement ?

(15:38) Thomas : Il y a un lieu dans lequel je m'autorise à prendre du temps pour réfléchir à tout ça, c'est au sein d'une organisation qui s'appelle le YPO (Young Presidents' Organization) dont je suis membre. C'est une organisation de chefs d'entreprise. On se retrouve en groupe de huit chefs d'entreprise, toujours le même, chaque mois pendant quatre heures. On va réfléchir à soi-même, à tout ça, et utiliser le groupe pour nous aider à grandir. Ce sont des moments importants qui me permettent de prendre du recul et de bénéficier d'une discussion avec des gens qui comprennent, ont vécu des choses similaires.
Deuxièmement, avec mon équipe de direction, on parle beaucoup de ça. On est très ouverts par rapport à nos émotions, à ce qu'on vit. On n'a pas peur d'être vulnérables. Ça m'aide de mettre les choses sur la table et de voir comment, ensemble, on avance.

(17:05) Amélie : Et toi, tu lis ? Est-ce que tu écoutes des podcasts ? Tu fais quoi pour grandir dans ton rôle et gérer cet inconfort ?

(17:16) Thomas : Je ne peux pas dire que j'ai une recette, je ne fais pas de la méditation ou ce genre de choses. Je grandis beaucoup au contact des autres, en parlant. Je suis sûr qu'en parlant avec toi ici, je vais venir avec différentes idées et c'est ça qui va me nourrir. J'essaie de m'exposer à des gens qui vont accepter cette ouverture, cette vulnérabilité, et qui vont me permettre de réfléchir.

(18:04) Amélie : Tu t'es toujours mis en position de dirigeant d'entreprise ? Tu t'es dit un jour "Je vais fonder" ? Ou toi ton truc, c'est vraiment de venir dans la PME et de la faire grandir ?

(18:14) Thomas : Je ne me vois pas fondateur, ce n'est pas mon truc de commencer de zéro. Je suis très bien dans le type de rôle où je suis arrivé ici : il y a quelque chose d'existant, d'assez solide, mais il faut polir, structurer, donner une vision pour aller vers l'avant. Je me sens tout à fait confortable là-dedans.
J'aime bien être un peu le "roc qui élève". J'ai réfléchi à quelle est ma mission dans la vie : c'est d'être cette espèce de roc fort sur lequel d'autres vont pouvoir s'appuyer pour décoller. Essayer de donner la solidité, la stabilité, la sécurité pour pouvoir grandir et s'élever. Il y a des idées de loyauté, de fiabilité là-dedans.

(19:58) Amélie : Si tu devais envoyer un texto au Thomas d'il y a 5 ans, tu lui dirais quoi ?

(20:02) Thomas : Au Thomas d'il y a 5 ans, c'était juste avant que j'arrive chez Be-Life. Je lui dirais : "Il y a encore plein de choses que tu ne connais pas qui sont à faire. N'aie pas peur de sortir de ce que tu connais." Venant de la pharma et de la biotech, arriver dans le complément alimentaire, c'est autre chose, c'est du produit de consommation, c'est un autre réseau. Mais il y a moyen d'appréhender une industrie différente et d'utiliser tes compétences pour t'amuser. Et tu vas bien t'amuser, en fait. Pour le moment, je m'amuse vraiment bien.

(20:54) Amélie : Et tu te vois... Enfin, il y a des époques où c'était plus "levée de fonds", et aujourd'hui c'est plus "structuration, croissance". Tu te vois continuer là-dedans ? Tu as des domaines ou des expertises que tu veux acquérir ?

(21:12) Thomas : Ici, quand je pense au futur, ce qui est stimulant, c'est de continuer à faire grandir Be-Life, à aider l'entreprise à changer de mindset pour passer à l'étape supérieure. Et puis toute la partie acquisitions éventuelles, peut-être dans d'autres pays. Ça, c'est aussi assez stimulant car c'est quelque chose de neuf pour moi. C'est tout une part de découverte. Le challenge, c'est de combiner les deux : laisser Be-Life grandir et devenir autonome, tout en explorant ces nouvelles pistes.

(22:07) Amélie : Et le but c'est de grandir au niveau international ?

(22:09) Thomas : Pour le moment, on est grosso modo 80% en Belgique, 10% en France et le reste dans d'autres pays. Imposer une marque, c'est beaucoup d'efforts. Le marché du complément alimentaire est assez fragmenté. On se concentre vraiment sur la Belgique où on a encore beaucoup de potentiel de croissance, et sur la France qui est un marché beaucoup plus récent où on investit encore. On exporte aussi la marque Be-Life dans d'autres pays comme l'Italie ou l'Espagne, mais on va mettre le plus gros de notre énergie sur la Belgique et la France.

(33:08) Amélie : Est-ce qu'il y a une question que j'aurais dû te poser et que je ne t'ai pas posée ?

(33:14) Thomas : Tu ne m'as rien demandé sur ma vie privée ! Je gère bien, merci de le demander ! J'ai deux petits enfants, Gaston et Odette, 4 ans et demi et 2 ans et demi. Ça me prend de l'énergie. J'ai eu mes enfants plutôt tard puisque j'ai presque 49 ans. C'est peut-être moins facile de moins dormir quand on a 49 ans que quand on en a 25 ! Mais par contre, ce qui est chouette dans le fait d'avoir ses enfants plus tard, c'est qu'on a moins à se prouver aux autres d'un point de vue professionnel. On est plus à l'aise. J'ai parfois l'impression d'être non-stop tout le temps, de ne jamais m'arrêter, mais je trouve ça riche de pouvoir combiner expérience de croissance au niveau professionnel et expérience de croissance au niveau familial. Être aussi le roc qui élève pour ses enfants. C'est une période de ma vie qui est très riche.

(24:46) Amélie : Tu arrives à avoir un bon équilibre ?

(24:49) Thomas : Est-ce que ça existe ? J'arrive à gérer les deux, oui je pense. Comme je disais, ça n'arrête jamais mais j'arrive à être heureux des deux côtés. Avec Pierre, mon mari, on fait une bonne équipe aussi, donc ça c'est important pour pouvoir passer à travers tout ça.

(25:19) Amélie : Canon. Ben c'est tout ce que je te souhaite. Merci Thomas, je te remercie pour ton temps. J'ai passé un très bon moment. Merci beaucoup.

(25:25) Thomas : Merci à toi.

(25:27) Amélie : Et à très bientôt !

(25:28) Thomas : Et bonne chance avec ton podcast.