Épisode #5
Elle travaillait au Forem. Aujourd’hui, elle dirige une startup SEO data-driven.
avec Céline Naveau co-fondatrice Semactic

avec Céline Naveau co-fondatrice Semactic

Elle travaillait au Forem. Aujourd’hui, elle dirige une startup SEO data-driven.
Quand on parle d'entrepreneuriat, on imagine souvent des profils sortis d'école de commerce ou de grosses boîtes tech. Pas une salariée de la fonction publique. Et pourtant.
Céline Naveau a passé 12 ans au Forem. Elle avait des idées, des envies... mais aussi beaucoup de doutes. Elle faisait des business plans dans sa tête, sans jamais oser les concrétiser. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Kevin, qu'ils gagnent un Startup Weekend… et qu’ils lancent Semactic.
Semactic, c’est une plateforme hybride entre service et logiciel SaaS, qui transforme les recommandations SEO en actions concrètes, compréhensibles et intégrables par les équipes marketing. Leur approche : combiner la donnée, l’expertise et la pédagogie. Aujourd’hui, ils sont une quinzaine à faire grandir cette solution.
Dans cet épisode de WIP Club, on a parlé des débuts, du switch secteur public > startup, de ses peurs, de son apprentissage du recrutement… et de comment on avance même sans plan parfait.
Un épisode authentique, stimulant, et inspirant pour tous ceux qui pensent ne pas être "faits pour entreprendre".
🔗 LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/celine-naveau/
🔗 Entreprise : https://semactic.com/fr

(00:36) Amélie : Aujourd'hui, je suis en compagnie de Céline Naveau de Semactic. Bonjour Céline.
(00:40) Céline : Bonjour.
(00:41) Amélie : Merci d'être là.
(00:42) Céline : Avec plaisir.
(00:43) Amélie : C'est la première fois qu'on se voit en vrai, on s'était entendues mais jamais vues. Aujourd'hui, on va parler de ton parcours entrepreneurial et de Semactic : comment tu progresses, tu développes et tu grandis, avant de rentrer dans le vif du sujet. Je te laisse te présenter ?
(00:59) Céline : Avec plaisir. Je suis la co-fondatrice de Semactic. Semactic a 5 ans. Si je dois résumer, nous sommes deux co-fondateurs. Kevin, qui a plutôt un background financier à l'origine mais qui code depuis qu'il a 11 ans, représente le côté tech et produit derrière Semactic. Quant à moi, j'ai un background en communication et marketing. J'ai évolué dans ce milieu au début et dans le cadre de Semactic, je m'occupe plutôt de la vision stratégique, des enjeux marketing et de la relation client.
(01:34) Amélie : Toi, comment es-tu venue à l'entrepreneuriat ?
(01:39) Céline : Personnellement, je n'ai pas un parcours d'entrepreneur classique. Je n'ai peut-être pas le parcours le plus évident spontanément pour l'entrepreneuriat puisque j'ai commencé par la fonction publique. Je pense qu'on peut dire que c'est atypique. J'ai eu quelques expériences commerciales avant, mais je suis restée près de 12 ans au Forem. En général, on ne fait pas une association immédiate entre un début de carrière au Forem et l'entrepreneuriat, mais c'était un grand saut pour moi qui s'est fait en plusieurs étapes. Si je dois me décrire, j'ai toujours eu cette volonté d'être aux commandes. C'était ma frustration en tant qu'employée : j'avais envie de prendre les choses en main, de piloter. À un moment donné, c'est devenu une évidence qu'il fallait se lancer seule, ou accompagnée dans mon cas, pour avoir les mains libres et donner la direction qu'on veut à son projet.
(02:40) Amélie : Il y a eu un déclic ? Une phase de questionnement ? C'était quoi le déclencheur ?
(02:45) Céline : Il y a eu beaucoup de peur au début. Ce n'est pas un seul déclic, mais plutôt une succession de petits échecs qui font parfois mal à l'ego. J'avais des idées de projets, je passais mon temps à faire des business plans bien théoriques et détaillés mais qui n'aboutissaient pas. Au Forem, j'ai réfléchi plusieurs fois à me lancer. J'avais un projet assez similaire à l'époque à "Take it Easy". J'ai mis tellement de temps à peaufiner, à réfléchir toute seule dans ma bulle sans prendre beaucoup de conseils ni aller vers l'extérieur... Quand "Take it Easy" est arrivé, je me suis dit : "Ok, je ne vais pas me lancer là-dedans, ils ont déjà tout compris."
Cela m'est arrivé plusieurs fois. Je n'osais pas, j'étais plus dans la réflexion et pas assez dans l'action. Ensuite, j'ai pris une série d'actions pour changer. J'ai quitté le Forem car j'avais besoin d'un nouveau challenge. Je suis partie dans le secteur privé, dans une agence. C'était radicalement différent. Ça a été une première étape pour me dire : "Maintenant tu prends les choses en main, tu te formes et tu vas vers ce qui t'intéresse le plus", à savoir le marketing.
Ce qui a fait le déclic, c'est de rencontrer Kevin. Lui a une fibre entrepreneuriale très forte. Ça s'est fait lors d'un Startup Weekend. On était encore tous les deux employés dans l'agence à l'époque. On a gagné un Startup Weekend sur le Big Data avec le projet qui est aujourd'hui Semactic. Il y avait déjà quasiment toutes les racines de Semactic. En gagnant ce projet, on s'est dit qu'on devait le lancer, qu'on devait y aller. Ça a été le vrai déclic qui a fait naître Semactic.
(04:47) Amélie : Pour aller faire un Startup Weekend en dehors de son job en étant employé, il faut déjà une bonne dose de motivation.
(04:54) Céline : On commençait déjà à discuter. Ça faisait 4 ans qu'on travaillait ensemble. On voyait qu'il y avait des choses à améliorer. On voyait un levier fort qui nous manquait au niveau du SEO (référencement naturel). L'approche classique, assez standard dans pas mal d'agences, consiste à faire un audit assez copieux, le transférer au client et après 6 mois, on voyait qu'à peine 10 % des actions étaient réellement mises en place. Pas parce que le client est paresseux, mais parce qu'il ne comprend pas toujours bien où sont les priorités, comment faire, qui doit s'occuper de quoi. Cela créait de la frustration tant côté client que côté consultant, avec un impact très réduit.
On s'est dit qu'une autre approche était possible. On a commencé à discuter. On se réunissait tous les mardis soir dans un petit café perdu du côté de Spy, juste pour discuter. Je ne sais pas si Kevin avait déjà d'office l'idée de lancer ça, mais on avait tous les deux envie d'imaginer quelque chose. On voulait potentiellement faire un outil pour notre agence de l'époque. On réfléchissait à une automatisation. C'est ce que fait Semactic aujourd'hui : avoir un plan d'action concret avec une approche gestion de projet motivante où on voit l'impact. On a réfléchi aux algorithmes de base et ça a commencé à prendre forme. On a vu l'opportunité du Startup Weekend et on y est allés.
(07:00) Amélie : Semactic, quand tu le pitches, tu présentes ça comment ?
(07:03) Céline : Semactic, c'est une approche hybride pour la visibilité en ligne. On se compose d'une plateforme et d'un accompagnement expert.
La plateforme est le centre de commandement où on retrouve son plan d'action. On génère des actions automatiquement basées sur le site web du client et on peut monitorer son impact directement.
L'accompagnement expert sert à aider, coacher et faire progresser le client vers l'autonomie. On l'aide à interpréter et implémenter pour qu'il devienne lui-même expert. Cela permet d'avoir un impact en général plus rapide et plus important aussi car on a un focus lié à la plateforme.
(08:05) Amélie : Vous faites un mix entre le service et le logiciel, c'est ça ?
(08:08) Céline : On est vraiment un mix et on l'assume pleinement aujourd'hui. Il y a toujours cette notion : "Est-ce que vous êtes un SaaS ? Est-ce que vous êtes une agence ?" C'est parfois un peu honteux... Mais nous croyons très fort que ceux qui durent, surtout dans cet univers du SaaS qui est bouleversé, sont ceux qui ont cette approche. Cela nous permet de jouer avec le curseur : quand il y a besoin de plus de guidance, on a cette possibilité. La plateforme seule se suffit à elle-même, mais dans notre secteur, avec le niveau d'expertise qu'on a, on ne croit pas qu'on n'aura plus de support du tout. Ça restera un levier super important. On est plutôt "high touch". Le service fait partie intégrante de ce qui est attendu par le client. Si le SaaS grandit, c'est parce que le service est là, que les clients sont bien accompagnés et qu'on a une très bonne rétention.
(09:38) Amélie : Aujourd'hui, vous avez 5 ans. Vous êtes combien ?
(09:47) Céline : On est 15 aujourd'hui. On a beaucoup évolué sur cette dernière année puisqu'on était encore 5-6 il y a un an. Ces derniers mois ont été sportifs au niveau recrutement. On recherche encore trois profils dans les toutes prochaines semaines. En 2026, si on grandit bien, on devrait être à la recherche de nouveaux profils. Ce sont de beaux challenges au niveau RH.
(10:33) Amélie : Au niveau des chiffres, vous communiquez là-dessus ?
(10:39) Céline : On est encore dans une phase de consolidation du chiffre d'affaires. On a un chiffre d'affaires qui est relativement bas par rapport à tout ce qu'on a mis en place, car on attaque maintenant notre phase de croissance. On a beaucoup construit le logiciel. On se finançait partiellement avec le service et le logiciel, on était rentables, mais on a décidé d'investir beaucoup plus parce que le GEO (Generative Engine Optimization) est arrivé. On est en train de creuser, avec l'objectif de retrouver la rentabilité normalement vers 2026.
(11:24) Amélie : Vous avez fait une levée de fonds il y a un an, c'est ça ?
(11:27) Céline : C'est ça. On a fait une levée de fonds de 500 000 €. On avait déjà fait une toute petite levée en 2020-2021 avec imec.istart, un fonds flamand. Là, ce qu'on allait chercher, c'était plutôt leur expertise, leur réseau et leur crédibilité. On a démarré sans grandes ambitions, mais là on a commencé à se dire qu'il y avait du potentiel et qu'on devait avoir une mentalité un peu plus start-up. Maintenant, on est dans cette phase d'accélération où on est dans la vraie innovation.
(12:31) Amélie : C'était pas plus mal de commencer sans trop de fonds ?
(12:32) Céline : Oui, on était forcés d'être très attentifs à nos coûts. On avait très peu de fonds. Ça nous oblige à garder ce mindset-là : même si on lève des fonds, on fait très attention à nos dépenses. Mais là, on sait qu'on doit mettre beaucoup plus le paquet car il y a un enjeu énorme avec l'IA. On était obligés de devancer un peu le marché et d'y aller à fond en termes de développement et de marketing.
(13:17) Amélie : C'est quoi le GEO ? Comment ça bouleverse votre métier ?
(13:24) Céline : C'est un énorme changement. GEO, c'est Generative Engine Optimization ou Answer Engine Optimization. C'est le fait d'optimiser pour être bien perçu par les moteurs d'IA comme une réponse, pour qu'ils puissent aller récupérer des bouts de contenu et les reprendre tels quels comme réponse. Ce n'est pas uniquement dans ChatGPT, mais aussi dans Google. Google lance son "AI mode" (anciennement SGE), c'est déjà déployé aux États-Unis. C'est un mode conversationnel basé sur l'idée de fournir des réponses.
Cela change tout car ça change la façon dont on recherche en ligne. Avant, on avait les 10 liens bleus, on cliquait, on revenait, on affinait... Maintenant, ce parcours client est rassemblé dans un parcours conversationnel au sein même de la plateforme IA (Google ou ChatGPT), sans nécessairement avoir besoin de cliquer et de visiter un site extérieur. Les marques doivent influencer des robots IA qui eux-mêmes vont influencer l'utilisateur final. Ça nécessite un ajustement dans la stratégie SEO et dans la façon d'optimiser sa visibilité globale.
(16:16) Amélie : Je vois qu'on est quasiment à 30% chez Jobulm de source via ChatGPT. Je trouve ça assez hallucinant en si peu de temps.
(16:28) Céline : Il y a des secteurs plus touchés que d'autres, comme le tourisme ou le B2B très niche. On va hyper-personnaliser sa recherche. Google disait parfois "c'est pour le B2C", mais en fait les prospects B2B vont maintenant sur ce moteur IA parce qu'on peut personnaliser, être plus précis dans ses recherches. Donc il y a beaucoup plus d'intérêt d'entreprises qui négligeaient un peu le SEO.
(17:23) Amélie : Comment on fait du GEO ? C'est de l'exploration ?
(17:25) Céline : C'est encore vraiment de l'exploration. On essaie de rester humble là-dessus. Ça fait un an et demi qu'on a commencé les premières expérimentations. On sentait qu'il y avait quelque chose qui allait bouleverser la recherche en ligne. C'est comme les tout débuts du SEO, personne n'a tous les secrets. Ça évolue chaque semaine.
Il y a encore un mois, tout le monde disait que Reddit et Wikipédia étaient les sources prédominantes. C'est intéressant, mais il y a plein de nuances. Reddit n'apparaît plus autant. Dans notre outil de monitoring, on voit qu'au-delà de la réponse, il y a des sources citées sur la droite. Reddit est cité avec le lien, mais par contre Reddit est toujours bel et bien exploré par ChatGPT pour formuler la réponse humaine, contextuelle.
(19:21) Amélie : Vous passez votre temps à essayer de prédire les changements d'algorithme ?
(19:24) Céline : Prédire, c'est très compliqué. On voit des tendances. Par exemple, ChatGPT consomme énormément d'argent et d'énergie. Ils ont besoin de limiter ça. Quand on est un utilisateur lambda aujourd'hui, il y a une orientation automatique du modèle. Avant, sur 5 recherches, on en avait peut-être 3 en "live search" (qui va crawler le web). Maintenant, on n'en a peut-être plus qu'une, voire zéro, et il va directement sur un modèle "mini" pour limiter les ressources. Ça change la qualité des réponses.
On ne prédit pas, mais on expérimente beaucoup. On fait une veille massive. On teste pour nous et avec certains clients dans des zones sécurisées.
(11:10) Amélie : Vous êtes amenés à avoir des pivots assez réguliers ?
(11:16) Céline : Oui, c'est un pivot qu'on voyait venir. On travaillait sur l'outil "Active GEO" depuis quasi un an. Il est disponible en live depuis septembre. On voulait que ce soit qualitatif et avoir les bonnes données. C'est la fiabilité de ce qu'on délivre en termes de monitoring qui compte. Si on se connecte à l'API de ChatGPT par exemple, ce n'est pas du tout la même chose que l'interface chat. On a vraiment travaillé sur comment simuler des vraies requêtes faites par un utilisateur lambda et localisé. C'est un pivot dans le sens où c'est un tout nouveau produit à lancer, un nouveau positionnement et de nouveaux besoins de guidance.
(20:00) Amélie : Il n'y a pas une crainte que le SEO meure ?
(20:20) Céline : Si, il y a beaucoup de crainte. On aurait pu se dire "non", mais il y a pas mal de SEO qui disent "arrêtez avec l'IA, ce n'est pas vrai". Il y a beaucoup de protection. Mais il ne faut pas avoir peur. Parfois, sans s'en rendre compte, tu vas pivoter parce que tu agis. Il ne faut pas attendre de voir si la tendance se confirme. Vas-y, teste et tu verras si ça doit être clé pour ton business.
(25:00) Amélie : Comment toi tu progresses, tu te développes ? Ça se fait via de la veille ?
(25:08) Céline : Beaucoup de veille. Je lis énormément, j'écoute des podcasts. Je suis des personnes de référence dans mon secteur. On se fait beaucoup conseiller aussi, par l'imec (notre board), via des workshops. C'est très utile. Et on apprend en faisant. C'est ma première entreprise, donc il y a encore un milliard de choses à apprendre.
(25:49) Amélie : Vous avez une ambition chez Semactic ?
(25:54) Céline : L'ambition change chaque année. Au début, c'était juste d'avoir un outil qui fonctionne et 4-5 employés. Kevin et moi, on se voit plus comme des bâtisseurs. On a envie d'emmener Semactic jusqu'à un niveau de croissance et de process qui permette à l'entreprise d'évoluer potentiellement sans nous. On aime bien mettre les choses en place, créer, initier. L'ambition, c'est d'avoir une belle équipe, une trentaine de personnes, avec un très beau produit, rentable et autonome.
(27:14) Amélie : Comment tu te nourris ? Cette ténacité, cette ambition ?
(27:19) Céline : Je pense qu'on est passionnés depuis le début par le digital. On n'a jamais fait les choses à moitié. C'est venu s'accroître avec l'entrepreneuriat car tu peux tout faire. Cet espace de liberté, je ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Ça te nourrit. Il y a beaucoup de "reward" quand ça fonctionne. C'est les montagnes russes, mais on oublie très vite les moments compliqués dès qu'on a une super nouvelle. L'énergie vient des succès et de l'équipe. De les voir motivés, de voir que cette passion est appropriée par l'équipe, c'est hyper boostant.
(29:08) Amélie : Vous êtes structurés comment ?
(29:10) Céline : On a une équipe Dev et une équipe CSM (Customer Success Manager), c'est un peu moitié-moitié. Et puis on a nos Sales : Davud (Head of Sales) et deux SDR. Kevin est plutôt sur le côté Tech/Innovation/Financier et moi sur le côté Marketing/Organisation client/Vision stratégique.
(29:59) Amélie : Je me souviens avoir croisé Davud à un événement networking. Il est apparu comme par magie en me disant que c'était génial, qu'il adorait votre solution. Je lui ai dit : "Mais toi, je t'adore", c'était vraiment trop marrant.
(30:14) Céline : C'est gai. Parfois il me manque certaines connexions avec l'écosystème bruxellois, mais tous les entrepreneurs qu'on connaît sont contents et on va aider la boîte aussi. Nos clients le font aussi, c'est très gai.
(30:44) Amélie : Quels conseils tu donnerais au niveau entrepreneurial pour cette énergie, cette croissance ?
(30:58) Céline : Je ne sais pas si j'ai beaucoup de conseils car pour moi c'est passé hyper vite. Ce n'est pas que je me suis dit "accroche-toi". C'est plutôt de regarder de temps en temps un peu en arrière. Quand ça ne va pas, quand on a l'impression de n'avoir rien fait ou d'être impatient, regarder ce qu'on a fait pendant les 6 derniers mois rebooste.
Je dirais aussi de garder le focus. Ne pas se disperser. Et puis il faut y aller. Il faut commencer. Quitte à se dire "je vais me concentrer sur un aspect mais je me lance". C'est ce qui a tout débloqué chez moi : ce passage à l'action. Même si tu te plantes, ce n'est rien, mais il faut au moins y aller.
(32:56) Amélie : Canon. C'est un bel avis. Merci beaucoup pour ton temps.
(32:59) Céline : Merci à toi.
(33:00) Amélie : À très bientôt.
(33:01) Céline : Oui, à bientôt.